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suite de non-sens

nos paupières se toucheront,
entassé comme nous seront.
monceau de mort,
nous pueront l’inexistence.
pueront l’inexistence.tous tes fils, même ceux qui n’existent qu’en imaginaire,
grâce te demanderont.
leurs ongles, souillés, pourris, pueront,
le sang, la mort, pueront ton absence.

tu auras tourné la tête, tellement hautain
nous y aurons à peine cru
et ton refus nous aura tranché la tête.

La douceur de ton refus, velours, je m’en souviens encore.
Avec ces mots, je t’ai vu chaviré avec eux. Un peu à la manière d’un dieu. Chaviré avec eux, mourir avec eux. Tu n’es pas vraiment mort; tu n’existes plus.

***

Samedi matin, sous la petite pluie, je t’ai vu partir. Tu n’as pas regardé derrière, tu m’as abandonné. Mes larmes se sont mêlées à la pluie, ton absence m’a tuée. Dimanche, je crus être mort.
***
Mes souvenirs me manipulent. Me rongent la mémoire comme rats en grange. Et tu m’observes sous la loupe de tes interrogations.
Non, je ne peux pas. Te dire je ne peux pas. Tout redeviendrait réalité, se matérialiserait. Tu me demanderais de t’expliquer, je te dirais je ne peux pas. Tu insisterais, je refuserais. Les éclairs dans tes yeux m’aveugleraient. Peut-être que tu partirais, peut-être pleurerais-tu. Les marques réapparaîtraient, me brûleraient. L’enfer serait revenu à moi.
Non, je ne peux pas te dire.

***

Je ne tiendrai pas attention à tes cris. Je tournerai la tête comme ceci, avec un léger dédain, et je continuerai à te faire mal. Il n’y aura pas de fin avant la tienne. N’ose même pas espérer. C’est la fin.

***

Ce matin j’ai cessé de me battre. Le doux abandon. Les combats sont terminés et je peux maintenant dormir en paix. Et oublier ce sang, ces cris, ces plaies, ces morts.
Il en restera toujours quelque chose en moi, comme une marque. Une brûlure…

~ par Jeremy .Z. sur 4 octobre 2007.

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