me feront pleurer
les gens parlent, meurent, glissent
et je demeure coi
pareil à devant un aquarium
je les vois, ils pourrissent dans ce vase clos trop petit
j’entends les déchirures saigner, mordre
ici et là, j’exige notre écho
de devenir symbiose métallique
de ployer, car tes nudités me feront pleurer
le vase clos éclate, éclabousse
ton sourire
tachée de leurs saletés
tu pues
tu pues comme eux
répandent noir sang
rouge cœur
je te souhaite à mourir, maintenant
tu ne vaux plus rien
que ce tas de cendre.
j’y déposerai mon souffle
tu partiras légère
et avec le vent

Je pleure aussi.