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Jeudi

Dans le lourd silence, j’ai atteint le fond du précipice.

L’écho des phrases de Mademoiselle Liberté d’Alexandre Jardin résonnaient encore dans ma tête lorsque mon corps a buté contre le fond. J’ai entendu mes os craqués, ma tête se fendre juste là. Aujourd’hui, nous sommes jeudi.

Est-ce que j’aime cette incapacité que j’ai à la voir/lui parler ? Est-ce que je me plaîs à ce jeu ? C’est pas possible. Comment ce fait-il que j’en suis autant affecté ?

Je ne l’aime pas, d’accord ? Je ne suis pas en amour avec elle !

Et c’est justement un des problèmes que j’ai. Je ne veux pas qu’elle croit que je le suis. Elle a sans aucun doute un amoureux. Je ne veux pas qu’elle se fasse de fausses idées.

Je lui ai demandé si on pouvait dîner ensemble. Elle s’en allait chez elle. Je lui ai dit bye d’une manière tellement maladroite que j’en ai eu mal à la tête.

C’est pathétique tout ça tellement ça me gruge mon énergie.

Petite pousse verte d’automne

J’attends. J’attends. J’attends.

Et je ne devrais pas attendre. Je fais le tour du pot trois, quatre fois, pour être bien certain que tu n’y es pas coincée.

J’attends encore. Pourtant, rien ne pousse de cette foutue terre noire. J’ai bien fait ce qu’ILS disent. Toutes les étapes. C’est trop LONG, je trouve. J’aurais dû laisser ce pot VIDE, sans vie.

Non. Ce n’est pas vrai.

BordEL-LLLE. Pas moyen de te trouver. Pas moyen d’y arriver.

Je vais ouvrir les portes aux bons moments. De cette façon, je crois qu’il y aura quelqu’un de l’AUTRECÔTÉ.

Vive - les jeudis. - ment

Ne fais que parler

[Chaque petits paragraphes est associés à une image. Pour voir ces images, il vous suffit d'aller ici [link]

1.
Se sera le début d’un petit rien. Les étoiles seront éteintes de la nuit, pour mieux y voir. Il sera là, grand, droit, ne se doutera pas du futur. Ne verra pas ses blessures. Et il tentera de figer le temps, aucun mot n’arrivera à s’évacuer. Dans sa tête résonneront encore les échos des vitres fracassées, mais ce sera comme rêve. Brume floue. Réminiscences toutes blanches. Il aura mal au crâne, ne comprendra pas et aura l’impression de faire partie du vide qui l’entourera. Se ne sera que le début. Et les ombres, et les tombes; elles reviendront.
Peu à peu, petit feu, il y aura glace, il y aura place.
Jouera-t-il le jeu ? Trouver les bons mots.

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Catégorie “Politique”

Il m’arrive parfois d’écouter les nouvelles. Je dis parfois, parce que depuis quelques temps, je n’écoute plus du tout la télévision. Les rares fois où je m’assieds et prends le temps d’écouter ce qu’on dit aux nouvelles, à Radio-Canada, bien évidemment, ça parle de guerres en Irak, de Bush, de conflits entre pays, d’accommodements raisonnables, de soldats canadiens morts, du dollar états-uniens (jamais je n’emploierai américains, puisque ce n’est pas le bon terme) qui chute, etc. 

Dans cette section, je vais parler de politique. Je vais lancer mes idées, la plupart étant inspirées de discussions ayant eu avec mon père. Cela fait un moment que je pense à écrire tout ça.

Ici, sur ce blog, je crois que c’est le meilleur endroit.  

Les mots « anarchie », « liberté », « égalité », « universel » et « libertaire » reviendront souvent dans mes petits articles. Si le tout vous intéresse, c’est à ne pas manquer.  

Catégorie Politique

Peut-être

 

L’aurore qui se lève m’aveugle. J’ai affreusement peur. Trop, trop rapidement, trop en même temps. Je voudrais pouvoir arrêter le temps. Réfléchir, et ne pas nuire.

L’air frais me réchauffe. J’ai froid où il fait chaud parce que j’ai le cœur gelé. Trop en même temps. Je regrette hier, j’ai peur du lendemain. Et je suis perdu dans le présent.

Triste et peut-être pas moi. J’ai peur de ne pas être moi. J’ai peur de te ressembler. J’ai aussi peur de devoir t’affronter. Trop nombreuses sont les chaînes. J’ai peur de t’aimer.

Je regarde derrière. C’est confus, sombre. Trop. C’est affreusement froid loin de toi. Non, ce n’est pas un cauchemar. Ni un rêve. C’est juste une vie. La vie. Ma vie.

Rêveur et peut-être trop. Si ma vie est faite de rêves. Si ma vie est construite sur mes rêves. Je crois que je vais me noyer. J’ai besoin d’une bouée. Quelque chose de fort.

J’ai besoin d’un sauveur. D’une bouée encore plus forte. Ou peut-être pas. J’ai peur d’être mon propre sauveur. Mon unique sauveur. Ma peur est peut-être mon fardeau.

Le soir je m’apaise. Rien de mieux que la froide noirceur qui m’envahit. Rien de mieux qu’un regard dans la noirceur. Cela rejoint l’état de mon cœur; étrange, et si sombre.

Je trace l’arrière de mon ombre. Réalité ? Réalité. Je doute un instant. Et je recommence. Le métal froid sur ma peau. Ces émotions étranges. Vraiment contradictoire cette vie.

La rose m’a trahit. Les mots aussi. Trop de vérité à travers ma vie. J’ai mis plus de temps à croire qu’à voir. Mais j’y crois. Trop peut-être. Et me revoilà. Encore et encore.

Pourquoi y retourner. Pourquoi recommencer. Envie contre aversion. Amour contre froide solitude. Le doute. L’envie. Une folle envie. Et encore une fois, l’Amour.

Balance invisible. Réalité trop pâle. Ôter moi ces chaînes ! Redonner-moi mes rêves ! Laisser-moi traverser la mer seul. Peut-être que je me noierai. Mais j’aurai essayé. Deux.

Le doute. Toujours le doute. J’ai peur de me tromper. D’être simplement dans mes rêves. Nul part ailleurs. Pourquoi ça ? Pourquoi encore ? Amour.

Je rime avec liberté. Je rime avec différence. Je rime avec contradiction. Je rime parce que je t’aime. Ne pas hésiter. Se lancer. Ne pas y penser et oser.

Réfléchir me fait prendre mes distances. Réfléchir me nuit. Je déteste réfléchir. Ça me fait mal. À chaque fois. Comme si… Comme si tout ne pouvait pas être simple.

Rien que le doute ? Rien que la distance. Rien que toi. Rien que moi. Rien. Personne qui n’est près de moi. Personne qui ne voit la vérité dans mes yeux. La sincérité. Personne.

Les rêves que l’on fait sont les erreurs du passé. Je fais d’étrange rêves. Cauchemar peut-être. Erreurs peut-être. Échecs, réussites. J’ai choisi ma voie. Qu’on m’y laisse tranquille.

Petite Boîte

 On a cette folle impression d’être immortel. On a cette folle impression de profiter de la vie. On a l’impression de l’aimer. Qu’elle nous aime.

C’était une petite boîte…

Vivre est la chose la plus simple et la plus complexe. La Vie est un paradoxe. Moi aussi d’ailleurs. Si pareil, si différent. Trop différent. Je n’aime pas ça. Ça me fait peur à chaque fois.

C’était une petite boîte… affreusement petite.

J’ai l’impression d’être enfermé. Quatre murs. Ma vie. On ne sort pas. Aucune porte de sortie. Je suis obligé de briser les murs. Briser les constructions. Set Me Free.

C’était une petite boîte… affreusement petite. Trop petite.

Libérez moi de ces chaînes. Aidez moi. Je ne suis pas assez fort. Enfermé. Perdu. Essoufflé. Enchaîné. Cruellement vivant. Lost In Life.

C’était une petite boîte… affreusement petite. Trop petite. Sombre et triste. Terne.

Il n’y avait rien à faire. J’ai pleuré. J’ai laissé couler le fluide de La Fin. Parce qu’on l’apprend un jour ou l’autre. Tout ce qui a un début à une Fin. Inévitablement. Take Me Away. Parce qu’ici, c’est pas ma vie.

C’était une petite boîte… affreusement petite. Trop petite. Sombre et triste. Terne. Pourtant, on y voyait de la vie. Ce petit quelque chose d’indescriptible…

Rébellion. Différence. Action d’être différent. Anticonformisme. Je veux être différent. Tout de suite. Pourquoi se fondre dans la masse ? Pourquoi faire comme tout le monde ? Je veux… SORTIR.

C’était une petite boîte… affreusement petite. Trop petite. Sombre et triste. Terne. Pourtant, on y voyait de la vie. Ce petit quelque chose d’indescriptible… On le voit, on le sent, elle va se briser. Elle est trop petite. Elle souffre. Quelque chose veut en sortir…

J’écris ma souffrance sur les murs qui sont chaque jour le livre de mes douleurs. Je lis. Je relis. J’assimile. Je revis chaque instant, comme si le passé venait se mêler au présent. Je goutte la douleur passé, j’hume les souffrances futures. J’embrase mes pensées. J’observe les cendres. Elles sont noires. J’assomme les résidus d’hier. J’espère. Vivre là dedans, je ne veux pas. Laissez-moi sortir. Je frappe les murs. Je les perce. Lumière. Mon dieu. Qu’est ce que c’est ? L’opposé. Noirceur. Lumière. Nouveau. Différent. Je pleure. Pourquoi ? Je suis aveuglé. Je me retourne. Je vais quitter ce dans quoi j’ai toujours vécu. J’hésite. Pourquoi ? Peur. Différences. Fureur. J’en ai assez. Aucun doute. Je brise les murs. J’admire. Fichtre que c’est beau. C’est différent. Je m’élance. Libre. Et enfin. Je te cherche. Je me cherche. Là. Enfin. C’est fini. Je sors des normes. Je sors des standards. J’en avais assez. Je sors de ma vie ennuyante. Je vais rebâtir. Où je veux. Comme je veux. Parce que je le veux. De la manière que je veux. Avec toi. Sans toi. Peu importe. On m’a trahi. Je n’ai pas à le faire. Puissance invisible. Forces translucides. Je recommence tout. C’est le printemps. C’est beau. J’admire. Puis je me remets à vivre.

Ce que je n’avais pas fait depuis bien longtemps. Je n’étais pas libre de le faire. On m’empêchait d’être libre. Donc de vivre.

suite de non-sens

nos paupières se toucheront,
entassé comme nous seront.
monceau de mort,
nous pueront l’inexistence.
pueront l’inexistence.tous tes fils, même ceux qui n’existent qu’en imaginaire,
grâce te demanderont.
leurs ongles, souillés, pourris, pueront,
le sang, la mort, pueront ton absence.

tu auras tourné la tête, tellement hautain
nous y aurons à peine cru
et ton refus nous aura tranché la tête.

La douceur de ton refus, velours, je m’en souviens encore.
Avec ces mots, je t’ai vu chaviré avec eux. Un peu à la manière d’un dieu. Chaviré avec eux, mourir avec eux. Tu n’es pas vraiment mort; tu n’existes plus.

***

Samedi matin, sous la petite pluie, je t’ai vu partir. Tu n’as pas regardé derrière, tu m’as abandonné. Mes larmes se sont mêlées à la pluie, ton absence m’a tuée. Dimanche, je crus être mort.
***
Mes souvenirs me manipulent. Me rongent la mémoire comme rats en grange. Et tu m’observes sous la loupe de tes interrogations.
Non, je ne peux pas. Te dire je ne peux pas. Tout redeviendrait réalité, se matérialiserait. Tu me demanderais de t’expliquer, je te dirais je ne peux pas. Tu insisterais, je refuserais. Les éclairs dans tes yeux m’aveugleraient. Peut-être que tu partirais, peut-être pleurerais-tu. Les marques réapparaîtraient, me brûleraient. L’enfer serait revenu à moi.
Non, je ne peux pas te dire.

***

Je ne tiendrai pas attention à tes cris. Je tournerai la tête comme ceci, avec un léger dédain, et je continuerai à te faire mal. Il n’y aura pas de fin avant la tienne. N’ose même pas espérer. C’est la fin.

***

Ce matin j’ai cessé de me battre. Le doux abandon. Les combats sont terminés et je peux maintenant dormir en paix. Et oublier ce sang, ces cris, ces plaies, ces morts.
Il en restera toujours quelque chose en moi, comme une marque. Une brûlure…

me feront pleurer

les gens parlent, meurent, glissent

et je demeure coi

pareil à devant un aquarium

je les vois, ils pourrissent dans ce vase clos trop petit 

j’entends les déchirures saigner, mordre

ici et là, j’exige notre écho

de devenir symbiose métallique

de ployer, car tes nudités me feront pleurer 

le vase clos éclate, éclabousse

ton sourire

tachée de leurs saletés

tu pues

tu pues comme eux

répandent noir sang

rouge cœur 

je te souhaite à mourir, maintenant

tu ne vaux plus rien

que ce tas de cendre.

j’y déposerai mon souffle

tu partiras légère

et avec le vent

Chronique de délires et stupidités

    Le texte qui suit a été publié dans le journal du cégep St-Jean-Sur-Richelieu. Il visait les gens qui, comme moi, en ont marre du prof de philo. Parce que, selon moi et beaucoup d’autres, en philo, c’est bien le prof qui fait la différence entre une matière intéressante et une matière ennuyante.

Tout est fictif, bien évidemment.

 ***

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Premier

Je vous ferai douter

Vous n’y croirez plus.